La couleur verte et la perception féminine

Les scientifiques pensent que la couleur verte est la première couleur que nous pouvons percevoir, analyser et décrire car nous sommes les parents des grands singes arboricoles qui connaissaient les moindres replis colorés des feuilles qui les environnaient. 

Contrairement à d’autres couleurs, qui changent de nom quand elles sont lavées de blanc ou rabattues avec du noir, comme le rouge qui devient rose ou brun, le vert conserve son nom, vert pâle ou vert foncé, vert vif ou vert grisâtre.

La sensibilité d’un œil humain dans l’obscurité (vision scotopique) est la plus grande pour une longueur d’onde d’environ 507 nm, qui serait un vert bleuâtre si on pouvait voir les couleurs dans ces conditions, tandis qu’un œil adapté à la lumière (vision photopique) est plus sensible pour une longueur d’onde de 550 à 555 nm soit un vert jaunâtre.

L’opposition des verts et des rouges forme (avec celles entre les jaunes et les bleus) et entre le noir et le blanc la base de la perception humaine des couleurs, constituée dès les cellules nerveuses ganglionaires et bipolaires, dans l’œil. Il semble que les femmes aient une meilleure vision des couleurs. À travers la plus grande partie du spectre visible, les hommes ont besoin d’une longueur d’onde légèrement plus longue que les femmes afin de percevoir exactement la même chose.

Et comme les longueurs d’ondes les plus longues sont associées aux couleurs les plus chaudes, certaines couleurs comme l’orange peuvent sembler légèrement plus rouges à un homme qu’à une femme. De même, l’herbe sera toujours plus verte aux yeux des femmes qu’aux yeux des hommes. Dans l’incapacité des hommes à distinguer les variations de teintes, les couleurs situées au milieu du spectre visible sont particulièrement touchées : les bleus, les verts, et les jaunes.

Cette petite grenouille brillante lutinée par une coccinelle (créée et multipliée par les enfants  du Centre de loisirs de Paulhaguet lors des Arts ForeZtiers 2018),  illustre parfaitement l’opposition fondamentale entre le rouge et le vert, ici pris au vif de leurs complémentarités animales.

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